Pour retrouver du sens et de l’engagement dans le travail

Celui ou celle qui a participé à un atelier collaboratif sait combien une telle séance peut être motivante pour les participants, à la différence d’une réunion classique, quand bien même celle-ci serait bien menée et efficace. Cela tient à trois composantes essentielles que l’on retrouve dans la plupart des méthodes de facilitation, qui portent sur le rapport de l’individu au collectif. Tout d’abord, chaque exercice débute par un temps de réflexion personnelle, la fameuse RIP, réflexion individuelle préalable. Même court (quelques minutes), ce temps est essentiel pour que chacun réfléchisse à la question posée sans être influencé par l’avis des autres participants. Après ce temps de réflexion, chacun expose ses idées. Les autres participants écoutent et sont autorisés à poser des questions de clarification mais pas à débattre des idées exposées. Ce temps est fondamental car chacun s’enrichit alors des idées des autres et peut être amené à faire évoluer son propre jugement. Enfin, dans la plupart des méthodes de facilitation, vient la phase de mise en commun des idées, d’échange, de priorisation. Lorsqu’un consensus émerge, chacun peut alors retrouver, parfois formulé explicitement, parfois en filigrane mais bien présent, son apport au travail collectif. C’est se sentir partie prenante de la réponse qui apporte sens et motivation.