Comment le facilitateur tient la barre du processus de mobilisation de l’intelligence collective sur un fleuve qui n’est pas toujours tranquille

Pour les participants à un atelier de travail collaboratif, l’expérience ne suit pas toujours le cours d’un long fleuve tranquille. Qui a déjà participé à une telle séance sait qu’il y a des moments où on ne sait plus bien ce que l’on fait, ce que l’on recherche. Des moments où on ne comprend plus l’intérêt des échanges. Des moments où on ne se sent plus dans le groupe. Quand bien même l’atelier se déroule au mieux, ces moments sont inévitables car partie intégrante des méthodes de facilitation. C’est parce qu’il y a des phases de production personnelle, des phases d’échange puis des phases de convergence, qu’il y a de temps à autres, pour chacun, des moments de flottement où l’on peut se sentir hors du groupe. Le facilitateur est attentif à ces moments-là pour faire en sorte qu’ils ne durent pas et pour faire retrouver à chacun sa place dans le groupe. Souvent, on l’entendra prononcer ce mantra : Lâchez prise, prenez du plaisir et faites confiance au process !